La Beurgeoisie

Le seul combat perdu d’avance, est celui qu’on ne livre pas.

La Lutte des Classes d’Ages

Lutte des classes dages

Pendant toute notre vie nous devons nous battre. Mais on oublie souvent que chaque jour, on se bat implicitement contre toutes les autres générations : les plus vieux, qui sont nos chefs et les plus jeunes, qui sont nos challengers. Cette lutte est particulièrement vivace dans le monde du travail ou de nombreuses générations se rencontrent, s’observent, se jaugent et s’affrontent.

A chaque génération ses défauts et ses qualités. Les jeunes sont peu expérimentés par définition, fougueux et pas vraiment responsables. Les ainés sont fatigués, lassés et enfermés dans la même logique depuis des années, ils ne peuvent pas changer et s’adapter facilement. C’est ce que l’on entend encore et encore lorsque les classes d’ages s’affrontent.

Quelle frustration en tant que jeune cadre de voir ses ainés exercer une activité bien mieux rémunérée que la nôtre, que l’on pourrait mieux mener à bien. C’est le prix de l’expérience, dans les grandes sociétés Françaises du CAC40, plus on est vieux et plus on à de la valeur. Mais cette valeur n’est pas absolue. En effet, elle est toute relative, elle est liée à jamais à une seule entreprise, un seul service voire un seul poste. Essayez de changer de société à 45 ans, en France, en tentant de préserver le même salaire…

Alors qu’un jeune cadre dynamique lui, est flexible, peu cher et adaptable. Et il peut facilement changer de société. On peut résumer tout cela en une phrase : la valeur absolue d’un jeune cadre est plus élevée que la valeur relative d’un quadragénaire.

Le problème en France, est qu’on accorde peu d’importance aux compétences et au talent, et qu’on reste obnubilé par les titres et l’expérience. Plus vous êtes gradé et expérimenté, et plus vous avez de la valeur aux yeux de la société. Voila pourquoi Facebook, Google ou encore Microsoft, n’auraient jamais pu voir le jour en France !

A l’étranger, les choses sont bien différentes. En Angleterre par exemple. J’ai déjà eu l’occasion de me rendre à des forums entreprises, ou les étudiants et jeunes diplômés viennent prospecter de futurs employeurs. Pour des postes de cadres ou d’ingénieurs, il faut un diplôme minimum la plupart du temps : Bac+5 en France, et, de préférence, une grande école. Dans le système éducatif AngloSaxon, vous avez ce qu’ils appellent le Bs (Bachelor of Science, équivalent licence) et le Ms (Master of Science), ce dernier correspondant à un niveau Bac+5 en France.

Lors de ce forum, je me suis approché d’une grande société outre-atlantique : BT (British Telecom), afin de comprendre qu’elle était leur stratégie de recrutement. J’ai commencé par décrire mes études et mon fameux Bac+5 d’une grande école Française. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque la responsable de recrutement -elle même également étonnée (si ce n’est plus)- m’expliqua qu’ils privilégiaient plus des Bs avec une bonne expérience et de bonnes références, qu’un Ms avec peu ou pas d’expérience !

Surpris, j’ai alors décidé de visiter d’autres stands, Shell, Virgin, RBS, IBM etc., et toujours la même réponse !

Inutile de dire qu’au sein de ces entreprises, la mise en valeur des compétences des jeunes cadres est une priorité. Si vous êtes performant et compétent, mais que vous n’avez pas le bon pédigrée, vous pourrez malgré tout atteindre les sommets. Mais pas en France…

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années !

Et vous, travaillez-vous à l’étranger ? En France ? Vous sentez-vous freinés dans votre progression de carrière ?

Photo by sean dreilinger

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