La Beurgeoisie

Le seul combat perdu d’avance, est celui qu’on ne livre pas.

Andrew Carnegie : l’Altruiste Philanthrope

J’inaugure avec Andrew Carnegie une nouvelle catégorie : Les Entrepreneurs de l’Epoque Classique. Nous allons étudier ensemble ce qui a été fait par le passé et les enseignements que l’on peut en tirer. De nombreuses maximes énoncées 1 siècle plus tôt sont étonnamment toujours d’actualité aujourd’hui, mais elles sont souvent tombées dans l’oubli.

L’empereur de l’acier

Andrew Carnegie est un businessman du 19e siècle, né en 1835 en Écosse, qui émigra aux USA lorsqu’il était enfant. Il commença sa carrière comme bobbin boy : il apportait les bobines de fil aux femmes qui cousaient les vêtements. Son premier salaire était de $1.20 par semaine pour des journées de 13h00.

Il continua ensuite comme transcripteur du télégraphe et fut embauché par Thomas A. Scott (qui était le PDG de la plus grande entreprise de l’époque : the Pennsylvania Railroad) car il était capable de traduire les sons du télégraphe directement sans les transcrire sur papier. A l’âge de 18 ans, Son nouveau mentor l’aidait lors de ses premiers investissements dans des des sociétés de chemins de fer. Il accumula alors petit à petit un capital qui sera la base de son futur succès.

Durant la guerre civile, il profita de la forte demande de fer et d’armurerie pour investir et créer des usines produisant ce métal devenu précieux. Après la guerre, il continua de développer son business et créa de nombreuses usines produisant toutes sorte de biens en fer et acier. Son empire était né.

Le premier philanthrope

Une fois sa fortune faite, la philosophie d’Andrew Carnegie était de donner ses richesses pour améliorer le monde, une idée totalement innovante à l’époque. Voici un passage tiré de son testament :

Man does not live by bread alone. I have known millionaires starving for lack of the nutriment which alone can sustain all that is human in man, and I know workmen, and many so-called poor men, who revel in luxuries beyond the power of those millionaires to reach. It is the mind that makes the body rich. There is no class so pitiably wretched as that which possesses money and nothing else. Money can only be the useful drudge of things immeasurably higher than itself. My aspirations take a higher flight. Mine be it to have contributed to the enlightenment and the joys of the mind, to the things of the spirit, to all that tends to bring into the lives of the toilers of Pittsburgh sweetness and light. I hold this the noblest possible use of wealth.

Traduction pour ceux qui n’ont pas encore compris qu’il faut absolument savoir parler anglais :

L’homme ne peut pas vivre du seul pain. J’ai connu des millionnaires assoifés par le manque de ce qui permet à l’homme de mainteanir son humanité, je connais des ouvriers et d’autres personnes qu’on appele des hommes pauvres, qui jouissent d’un luxe hors de portée de tous ces millionnaires. C’est l’esprit qui rend le corps riche. Il n’y a pas plus misérable qu’une classe sociale qui ne possède que de l’argent, et rien d’autre. L’argent n’est que l’utile travailleur aliéné par des choses sans commune mesure avec lui. Mes aspirations sont d’un autre ordre. J’aimerai contribuer à l’illumination et la joie de la pensée, des choses de l’esprit, et tout ce qui permet d’amener douceur et lumière dans la vie des ouvriers de Pittsburg. Ceci est l’investissement le plus noble possible que l’on puisse faire de la richesse.

Le premier qui entend un de nos milliardaires contemporain parler comme ça, il peut m’envoyer un email. De nos jours ils existent évidement des philanthropes, mais surement pas de cette intensité.

Êtes-vous altruiste ou philanthrope?

Il est amusant de remarquer qu’on utilise le mot philanthrope pour des personnes connues ou riches, et altruiste pour le commun des mortels. On établit donc implicitement une hiérarchie dans la générosité et le désintéressement. Mais la générosité n’est pas fonction du cash dans son compte en banque, comme l’a très bien expliqué Andrew Carnegie, un clochard peut être plus philanthrope qu’un milliardaire.

Beaucoup veulent devenir riches, mais personne ne veut devenir un riche philanthrope. On peut alors se demander si l’égoïsme est une des motivations nécessaire pour devenir riche. Au vu de l’exemple d’Andrew Carnegie, je pense qu’il ne faut pas réussir pour devenir riche, mais réussir pour devenir philanthrope : innover pour améliorer le quotidien des hommes et faire évoluer les choses. Cet objectif vous rendra plus riche que la simple recherche du profit égoïste.

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2 comments

2 Comments so far

  1. Size Jean Pierre septembre 15th, 2008 11:48

    salut ces paroles sont fabuleuses seulement il restera difficile au monde d’arriver à la philanthropie si des véritables moyens vulgarisation de la pensée humaine ne seront mise en place par exemple que les philanthropes ne soient plus vus comme des hommes à part entière ou seulement ceux qui ont réussi mais aussi que ceux qui aime le monde ait lemoyen de le manifester sans plus de protocole
    Dieu vous bennise

  2. daniel mars 26th, 2010 15:39

    La leçon de philanthropie à retenir: »aime ton prochain comme toi-meme ».On a pas besoin d’etre Crésus pour ça.Si tu as deux vetements,donnes un à ton voisin qui n’en a pas.C’est si simple.On attend des millionnaires et des milliardaires pourtant avec le peu que nous avons,nous pouvons illuminer la vie de quelqu’un.
    stdelain@live.fr

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