La Beurgeoisie

Le seul combat perdu d’avance, est celui qu’on ne livre pas.

Jeune, Motivé, Malin & Mobile

Il existe de nombreuses manières de réussir, et encore plus d’échouer. Cependant, il existe certaines recettes qui permettent d’être successful partout dans le monde, dans tout types d’entreprises et d’industries.

J’appelle cela la méthode J3M. Comprenez : la méthode JEUNE, MOTIVE, MALIN et MOBILE. On pourrait presque penser à une maxime du Club Med.

Pour réussir dans le monde d’aujourd’hui (par monde j’entends le monde physique et le monde économique), il faut savoir se vendre aux entreprises. Les ressources à plus forte valeur ajoutée pour les entreprises sont les personnes talentueuses.

Jeune

Les sociétés dans le monde globalisé (le pléonasme est voulu) dans lequel nous vivons recherchent systématiquement des collaborateurs jeunes. En effet, la vie d’un être humain étant limitée dans le temps, il faut pouvoir transmettre le savoir-faire de l’entreprise pour maintenir sa compétitivité dans le temps. Il lui faut donc des employés jeunes qui sont capables d’apprendre vite et bien. Cela permet également d’insuffler une nouvelle dynamique au sein de l’entreprise et d’apporter de nouvelles idées. Tout le monde possède cette qualité, on est forcément jeune à un moment ou un autre de sa vie, ainsi tout un chacun possède le premier key skill indispensable pour suivre le chemin de la réussite.

Evidemment ce n’est pas tout. Etre jeune est une condition nécessaire mais non suffisante pour réussir.

Motivé

Cette qualité est en fait synonyme de beaucoup d’autres : travailleur, persévérant, appliqué ou même culotté. Par motivé il faut comprendre dynamique, c’est à dire qu’il faut se bouger. A part être né une cuillère dorée dans la bouche dans le château du domaine familial, il va falloir se débrouiller seul.

Il y a deux méthodes selon qu’on vive en France ou dans un pays anglo-saxon :

  1. En France : c’est la politique du diplôme. Celui qui aura le plus gros diplôme aura le plus gros salaire. Pour être plus exact : celui qui aura les parents les plus riches capables de payer des professeurs particuliers, des cours de perfectionnement et des écoles privées durant toute la scolarité, aura le plus gros salaire.
  2. Dans un pays anglo-saxon : c’est la politique du mérite. Celui qui se sera le plus bougé aura le plus gros salaire.

Dans le cas particulier d’un Beur en France, il va donc falloir faire des études. Mais même a plus long terme et à plus longue distance (l’étranger), c’est une bonne initiative. Aujourd’hui, la norme internationale c’est le Master’s Degree. C’est à dire le niveau Bac+5 en France. Faites une petite recherche sur internet, sur les sites de recrutement des Fortune 100 et vous verrez par vous même ce qui est recherché…

Ce n’est pas le tout de faire des études, au jour d’aujourd’hui, le niveau de difficulté des études a tellement été abaissé en France que n’importe qui fait des études. Des riches abrutis dont les parents payent l’école ou des abrutis tout court, qui ont le niveau minimum et un peu de chance.

Un diplôme niveau Bac+5 n’est donc qu’une clé (un autre key skill nécessaire mais pas suffisant) ouvrant la porte du monde des cadres et des postes à responsabilités.

Malin

Un diplôme ne suffit pas : il y a 625 700 ingénieurs français diplômés de moins de 60 ans dans le monde, fin 2007 (1). Ça en fait un paquet. Au delà du diplôme, il faut être malin. C’est-à-dire qu’il faut détenir ce que les entreprises recherchent, afin de revendre au plus offrant.

Mais qu’est ce que les entreprises recherchent ? Dans chaque industrie il y a des core competencies bien spécifiques. Oubliez les ingénieurs généralistes. Ça ne se vend pas. Il faut être spécialiste (ou tout du moins avancé) sur les domaines qui intéressent les entreprises :

  • Java, C++, UNIX et les bases de données pour l’informatique
  • Murex, Calypso, les futures et les dérivés pour la finance
  • Spin selling, customer facing, CRM pour les commerciaux
  • etc

Une fois que vous avez ciblé votre industrie assez tôt dans votre carrière, vous pouvez acquérir toutes les compétences demandées. Il faut également accumuler l’expérience associée à ces compétences afin de montrer que vous les avez appliquées avec succès dans un contexte professionnel.

Encore une fois, il suffit de faire une recherche sur les parties RH des sites des grandes entreprises pour identifier les compétences les plus demandées. Bien sur, je déconseille de se former qu’en fonction de ça, il faut avant tout faire ce que l’on aime.

Enfin, dans un contexte international, il faut soit même, être international.

Mobile

Enfin, the last but not the least, il ne faut pas avoir peur de se déplacer à l’étranger. Je ne comprends pas tout ces gens pantouflard qui préfèrent rester chez eux, dans leur ville, dans leur pays pour le restant de leur jours. Soyez curieux ! Sortez voir le monde autrement qu’en touristes lambda : vivez quelques années à l’étranger.

Que ce soit en tant qu’étudiant ou pour y travailler, une expérience internationale est indispensable de nos jours pour réussir. Les entreprises recherchent des candidats à l’esprit ouvert et à l’imagination fertile. Pour développer ces compétences, il est très utile de voir le monde à travers les yeux d’autres cultures, et surtout de voir son pays d’origine à travers les yeux d’étrangers. C’est alors qu’on peut y voir plus clair, déceler les choses à améliorer et développer un esprit critique assaini du poison distribué par les médias.

Un candidat qui a entrepris une expérience à l’internationale est aussi vu comme une personne qui aime prendre l’initiative, qualité essentielle d’un manager ou d’un décideur.

Pour les Beurs et les doubles (voire triple) cultures, il faut absolument mettre en avant sa vision multiple de la société sans pour autant tomber dans les clichés classiques des jeunes issus de l’immigration reniant leur nationalité française. Il faut être multiple et retirer l’essentiel et le meilleur de chacune des cultures dont on est issu.

Pour conclure, il n’y a pas de recette miracle pour réussir car chaque parcours est différent, et il existe des subtilités à bien comprendre et appréhender pour chaque industrie ou spécialité. Les idées les plus importantes à retenir pour s’en sortir sont simples :

  • Il ne faut jamais se satisfaire dès que l’on a réussi un passer une étape, mais se préparer à gravir le prochain échelon.
  • Il ne faut rien laisser passer, chaque petit échec, chaque hésitation ou incompréhension sont autant d’éléments qu’il faut prendre au sérieux et analyser afin de rebondir et d’en tirer le maximum de leçons.
  • Ne jamais renoncer et se poser les bonnes questions, construire son réseau et saisir les opportunités là ou elles se présentent.
  • Maintenir cette ligne de conduite toute sa vie, du collège au monde du travail en passant par les études supérieures.
  • Apprendre tous les jours et être curieux sur tout, et surtout sur ses domaines de prédilection.

Soyez J3M : Jeune, Motivé, Malin & Mobile.

– –

Sources :

(1) Observatoire de l’emploi des ingénieurs diplômés, Rapport de la 19e enquête du CNISF Juin 2008

Be Sociable, Share!
7 comments

7 Comments so far

  1. Que penser d'Obama ? | La Beurgeoisie juillet 28th, 2008 17:30

    […] On remarque tout de suite qu’Obama est né global. Il a également appliqué la méthode J3M. […]

  2. […] Oui. Après la lecture de cette œuvre j’avais une vision plus claire des mécanismes à l’origine de la mondialisation, même si je les connaissais indépendamment les uns des autres, je peux maintenant voir comment ils s’articulent. Ce livre a également renforcé le sentiment de vivre de manière globale et mobile. […]

  3. […] deux coups. Cela doit rappeler quelque chose aux lecteurs fidèles de La Beurgeoisie : la méthode J3M […]

  4. […] pour ceux qui n’ont pas encore compris qu’il faut absolument savoir parler anglais : L’homme ne peut pas vivre du seul pain. J’ai connu des millionnaires assoifés par le […]

  5. […] des PME. Faire un VIE est un bon outil pour atteindre l’objectif de mobilité de la méthode J3M (Jeune, Motivé, Malin et […]

  6. yesil kart novembre 16th, 2008 13:18

    Pourquoi ce site Web n’ont pas l’autre appui de langues ?

  7. Beurgeois novembre 16th, 2008 22:13

    Bonjour Yesil,

    C’est prévu ! Un gros travail de traduction est en cours…

Leave a reply