La Beurgeoisie

Le seul combat perdu d’avance, est celui qu’on ne livre pas.

Le Premier Beurgeois

Yazid Sabeg

La Bio

Intéressons nous à Yazid Sabeg.

Né en Algérie en 1950 et fils de docker, il arrive en France à l’age de 2 ans. Il entreprend et réussi des études qu’il mènera à l’université Paris I, et qu’il terminera par un doctorat en Sciences économiques et sociales. Il commence sa carrière dans une filiale du Crédit Lyonnais, dans un environnement très orienté finance.

En 1981, il dirige une filiale du groupe Schneider, qu’il a crée. En 1989, il dirige le fonds d’investissement Euris puis l’année suivante il crée Quadral, une compagnie financière qui lui servira pour prendre le contrôle de CS, la Compagnie des Signaux en 1991. Elle sera renommée CS Communication et Systèmes.

Yazid Sabeg est parmi les 10 dirigeants les mieux payés du secteur IT, en 2003 (il pèse plus de 400 000 €).

L’Analyse

Lorsque l’on interroge Yazid Sabeg sur son parcours, il reconnait volontiers qu’il a eu de la chance. Il est issu de la première génération d’immigrés en France, celle des années 50. Et pourtant il a réussi.

Son parcours est incroyable et restera dans les annales. Essayez de le comparer à un jeune issu de l’immigration né dans les années 80-90, qui dans 50 ans deviendrait PDG d’une entreprise du CAC40. Cela serait incroyable également, mais moins, beaucoup moins que le parcours de Yazid Sabeg, car le monde dans lequel il a réussi était beaucoup perméable à la montée sociale des immigrés.

Voila pourquoi je l’ai choisi comme le premier Beurgeois de l’histoire contemporaine, celui qui, d’une certaine manière, à ouvert la voie aux autres.

Enfin, on peut voir des beurs au pouvoir. On peut voir des beurs cadres, chefs de départements, de filiales ou encore responsable de grandes zones géographiques au sein des entreprises.

Le challenge ultime reste de voir un beur entrer dans le temple du CAC40…

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2 comments

2 Comments so far

  1. [...] on devrait le rester ? Il faut arrêter la logique people ! Il faut avoir du culot et savoir saisir sa chance. On ne réussit jamais sans ambition car c’est elle qui nous fixe un objectif, et c’est [...]

  2. ebey décembre 16th, 2010 23:36

    j’ai l’impression que les entreprises françaises sont plus cloisonnées de nos jours. Du temps de mon père, un ouvrier qui se donnait à fond et avait un peu d’ambition et de l’intelligence pouvait arriver jusqu’en haut de l’échelle. De nos jours si vous avez le malheur de ne pas avoir fait le diplôme X dans l’école Y, à moins d’un miracle, vous serez bloqué à un moment ou un autre dans votre ascension à moins d’avoir des relations. encore une mauvaise habitude française : les réseaux. Quand vous en faites partie tout est beau (ou presque), en dehors, il faut un miracle pour avoir ne serait ce que la chance de montrer ce que vous valez. En entreprise c’est à celui qui sait faire sa cour! « Savoir faire ou faire savoir » telle est la question!
    Où est la méritocratie?
    Voilà 2 sujets sur lesquels se pencher non?

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